Il est de petits paradis insoupçonnés. Ils se cachent là où on ne les attend pas. La Ginguette des Oliviers est de ceux-là. Nichée à Mougins, au cœur d’un quartier résidentiel et du Haras de Castille, à l’abri d’un chêne centenaire, l’adresse confidentielle a ouvert voilà quelques semaines, provoquant déjà de nombreux coups de cœur.
Comment lui résister ? La quiétude et la nature qui vous enveloppent et vous apaisent dès votre arrivée. Les loupiotes colorées accrochées aux branches et qui dansent avec la brise au-dessus des tables ombragées drapées de nappes à carreaux. Le claquement des sabots des chevaux qui se mêle au chant des cigales. Et les assiettes colorées, généreuses, qui attrapent le regard pour réveiller l’appétit ! Le charme exquis de la simplicité…
Un lieu enchanteur
Les premiers à être tombés amoureux des lieux sont frère et sœur : Gérald et Stéphanie, les patrons. « Après des parcours respectifs dans la restauration, nous voulions créer notre propre établissement, celui qui serait notre dernière aventure professionnelle. Il nous reste une dizaine d’années à travailler et, avant toute chose, nous voulions créer un endroit où nous aurions plaisir à venir chaque matin. Après un premier projet non abouti à Nice, nous sommes tombés par hasard sur cet ancien club-house. Le coup de foudre a été immédiat. Nous n’avons même pas pris le temps de faire une étude de marché. Nous avons vu le grand chêne, les chevaux, le calme des lieux… et nous avons su que c’était ici que nous voulions donner vie à notre rêve », confie Gérald.
Derrière lui, deux cagettes regorgeant de tomates rouges et jaunes généreusement joufflues égayent le comptoir du bar. Gérald les caresse du regard avec tendresse et fierté. Il s’anime : « Le bon produit au meilleur prix, outre le lieu, c’est aussi ça notre force, nous avons beaucoup travaillé sur ce point ! »
Des produits de qualité et accessibles
Avant même l’ouverture du restaurant, le frère et la sœur ont consacré plusieurs mois à rechercher les meilleurs producteurs et fournisseurs. Leur objectif : proposer des produits d’une très grande qualité sans pratiquer des tarifs élitistes (la plupart des plats ne dépassent pas 20 euros !).
Chaque ingrédient a été choisi pour son rapport qualité-prix, sans compromis pour autant. « Par exemple, le jambon cru provient de la région de Parme, il est excellent, sans porter l’appellation officielle, ce qui nous permet d’offrir une qualité comparable à un tarif plus raisonnable » explique Gérald.
Au menu, des suggestions selon « l’humeur et les trouvailles du jour » mais aussi la carte, qui mêle traditions niçoises et influences italiennes. Planches de dégustation, panisses, pissaladière, porchetta maison, terrine de capoun (une réinterprétation du traditionnel chou farci niçois), chaque recette est pensée pour mettre en valeur des produits frais, locaux ou italiens : les tomates sont achetées directement auprès d’un producteur de La Roquette-sur-Siagne, tandis que la charcuterie italienne est livrée en pièces entières puis découpée sur place.
Des recettes signature aux saveurs du sud
On note plusieurs recettes signature, à l’image de la pizza au jambon truffé et cœur de burrata, la pizza entièrement dédiée à l’artichaut (crème d’artichaut à la ricotta citronnée, artichauts marinés et stracciatella), la pizza au carpaccio de poulpe ou encore la burrata de chèvre. Sans oublier la tartelette signature élaborée autour d’une pâte à l’huile d’olive et au romarin, d’un biscuit madeleine au miel de lavande, d’un gel citron et d’une ganache montée au romarin. Ou les glaces composées à 60 % de fruits qui arrivent prochainement.
Ici, le fait maison est le maître mot. Stéphanie s’y attelle en cuisine avec passion, minutie et succès ! Très vite, les clients ont été séduits. D’abord, par le lieu, puis par la cuisine. « Les gens viennent, commandent, dégustent, et restent parfois des heures. Le lieu favorise ça. Puis ils reviennent, ils en parlent. Il y a des familles, des couples, des groupes d’amis, l’ambiance est chaleureuse, conviviale, c’est tout ce que nous voulions. C’était ça pour nous l’esprit ginguette. Et malgré ce succès, nous tenons avant tout à le garder, à rester à taille humaine. Pouvoir prendre le temps de discuter avec les clients, partager et surtout garder le plaisir de travailler ! » insistent Gérald et Stéphanie.
Pour les soutenir et les encourager, leur maman n’est jamais très loin, donnant un petit coup de main pour le jardin et du baume au moral. Sans oublier le chien de la maison, Caïpi, qui s’agite gentiment autour de nous. Ça sent bon. Il a faim. Nous aussi !
Ouvert

