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Le MAG ‘

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Au village, rue Foch, on aperçoit depuis quelques semaines un atelier galerie un peu particulier. Derrière la baie vitrée, se dessine la fine silhouette de Carine Lourme, penchée et concentrée sur son métier à broder. Son geste délicat interpelle et incite à pousser la porte. Au fond, on distingue un atelier où perce la lumière. Autour d’elle, des vêtements mais aussi des accessoires, de la décoration, des tableaux et même des boules de pétanque en tissu…  “Je voulais montrer dans cet espace que la broderie ne se limite pas à la haute couture. Mon objectif est de faire découvrir toutes les possibilités qu’offre cette technique et de montrer qu’elle peut s’intégrer à de nombreux univers créatifs”, explique rapidement l’experte. Carine sait de quoi elle parle, elle qui détient le prestigieux titre de Meilleur Ouvrier de France en broderie haute couture et qui a travaillé de nombreuses années dans ce domaine. Retour sur un parcours guidé par le travail, la passion, ainsi qu’ une profonde envie de transmettre. 

Carine, pouvez-vous nous expliquer ce qu’est précisément la broderie ?

Pour moi, la broderie est une manière d’enrichir un support textile, de lui apporter du relief, de la matière et une identité. Les possibilités sont infinies : on peut travailler des matières très nobles comme des matériaux plus simples, sur des vêtements comme sur des objets décoratifs. Dans mon atelier, je présente aussi des échantillons et des créations afin de susciter des idées et des envies chez les visiteurs.

D’où vous vient cette passion pour ce savoir-faire ?

Je me suis passionnée très jeune pour la mode et les grands couturiers, notamment Jean Paul Gaultier. Après des études de stylisme et modélisme à ESMOD Paris, je me suis rapidement tournée vers la broderie. J’étais très attirée par les créations riches, colorées et très travaillées. C’était presque une évidence. 

Quel parcours professionnel avez-vous mené par la suite ?,

Suite à mes études, j’ai intégré la prestigieuse Maison Lesage, où j’ai appris le métier de dessinatrice de broderie, un savoir-faire extrêmement rare qui s’apprend essentiellement au sein des ateliers. Dans le milieu de la haute couture, il s’agit de traduire les motifs conçus pour les couturiers en indications techniques destinées aux brodeuses. Chaque élément est ensuite brodé séparément à plat au métier avant d’être assemblé en vêtement final. C’est un travail de précision où chaque détail compte et où l’erreur est rarement permise, ce fut une véritable école de la rigueur ! Par la suite, j’ai exploré d’autres domaines, toujours dans cet univers. J’ai créé avec une associée une entreprise spécialisée dans la robe de mariée sur mesure. Puis avec la crise de 2009, j’ai rejoint la maison Cadolle, spécialisée dans la lingerie et la corseterie historique. Cette expérience m’a permis de découvrir un autre univers artisanal, très technique et confidentiel. J’ai ensuite travaillé pour plusieurs grandes maisons parisiennes avant d’intégrer l’atelier Montex, autre référence majeure de la broderie de luxe, qui travaille avec les plus grandes maisons comme Chanel. J’y suis restée plus de quatorze ans et j’ai évolué jusqu’au poste de directrice de production et coordinatrice de projets, avec un rôle davantage tourné vers l’organisation et la gestion des créations.

Quand avez-vous décroché le titre de Meilleur Ouvrier de France ?

C’était en 2011, j’ai décidé de passer le concours des Meilleurs Ouvriers de France en broderie haute couture. Ce projet m’a redonné confiance et m’a reconnectée au geste artisanal. Pour relever ce défi, j’ai réalisé une œuvre nécessitant environ 800 heures de travail ! Une expérience extrêmement exigeante mais aussi très fondatrice pour la suite de mon parcours.

Comment êtes-vous arrivée dans le Sud  ? 

Je suis venue sur la Côte d’Azur par amour. Je suis passée avec bonheur d’une vie parisienne et trépidante à cette jolie bulle de sérénité, sous le soleil.  Mais j’avais des interrogations sur le plan professionnel. Sachant qu’il y a peu d’opportunités dans mon domaine ici, je pensais me reconvertir, aller vers autre chose, comme l’univers du parfum qui me passionne également. Mais des rencontres et projets avec la délégation Alpes-Maritimes des Meilleurs Ouvriers de France, notamment une participation à l’Exposition universelle d’Osaka ainsi qu’à un gala organisé à Monaco, m’ont progressivement ramenée vers la broderie et donné envie de transmettre davantage mon métier.

Pourquoi Mougins ? Qu’y avez-vous trouvé ? 

Parce que c’est mon nouveau chez moi, j’habite dans le vieux village ! En m’intéressant aux projets de la municipalité, j’ai découvert  qu’il y avait  une volonté d’accueillir davantage d’artisans d’art. L’idée d’ouvrir un espace à la fois atelier et galerie à germé et j’ai eu l’opportunité d’obtenir ce local, qui est le parfait écrin pour moi !  Tout s’est aligné. Le métier de brodeur reste méconnu et suscite énormément de curiosité. En travaillant devant les visiteurs, en expliquant les techniques et en répondant à leurs questions, j’ai découvert combien ce rôle de passeuse de savoir-faire était important pour moi. J’espère ainsi éveiller des vocations, transmettre une culture artisanale rare. En parallèle, j’aspire à travailler aussi bien avec des particuliers qu’avec des professionnels du luxe, des couturiers ou des établissements haut de gamme, autour de commandes de créations personnalisées et de collaborations sur mesure. Les projets ne manquent pas ! 

Pour la découvrir : 

https://www.instagram.com/carinelourme/ 

 48 Rue du Maréchal Foch, 06250 Mougins

Téléphone : 06 63 52 33 84

Nouvelle vie pour le restaurant “Le Rendez-vous de Mougins” qui vous accueille en plein cœur du vieux village, sur la place du commandant Lamy ! 

Premier changement : le décor, qui a bénéficié d’un joli coup de neuf, alliant charme, confort et modernité. Que ce soit dans la salle cosy ou sur la terrasse véranda, la tentation de se lover dans les confortables fauteuils crème et d’explorer la carte est grande. 

Dans l’atmosphère, flotte le parfum réconfortant des plats qui mijotent ainsi qu’un chaleureux esprit de famille, véritable l’ADN de ce nouveau chapitre. 

En cuisine, il y a le papa : Anthony . En salle : Hélène, la maman. À  leurs côtés, deux de leurs quatre enfants  : Lucas aux fourneaux et Maxime au service.  

Un esprit de famille… né il y a 25 ans, à Mougins

Et ce n’est pas sans émotion que la petite famille embrasse cette aventure mouginoise car c’est ici même, à quelques mètres de leur établissement, au restaurant l’Amandier, que tout a commencé. C’était il y a vingt-cinq ans : “C’est là que nous nous sommes rencontrés. Anthony était chef pâtissier, moi en salle. Depuis nous ne nous sommes plus jamais quittés, aussi bien dans la vie privée que dans le travail. Nous avons géré différents établissements dont le dernier en date, le Café Terrasse à Mouans-Sartoux, où nous avons construit une belle réputation et fidélisé de nombreux clients. Lorsque l’opportunité de reprendre le Rendez-vous et de revenir à Mougins s’est présentée, nous y avons vu un signe, une possibilité de boucler la boucle et de réaliser notre rêve : avoir notre propre restaurant et le faire grandir, dans l’espoir de pouvoir le transmettre à nos enfants, confie Hélène, les yeux humides.  Nous avons créé un lieu à notre image, profondément familial, où les clients puissent se sentir bien, presque comme à la maison. Notre objectif est autant de travailler avec les touristes que de retrouver une clientèle locale fidèle, des familles et des habitués qui viendraient ici naturellement tout au long de l’année.”

Produits frais et soufflé au Grand Marnier !

Pour ravir les papilles de ses clients, le chef privilégie les produits frais et une carte qui évolue selon les saisons et les arrivages. “Nous travaillons avec des fournisseurs que nous connaissons depuis longtemps et avec lesquels nous avons construit une relation de confiance au fil des années. L’idée est de proposer une cuisine sincère, généreuse et accessible, avec des suggestions qui changent régulièrement et des plats réalisés à la minute.” Parmi les plats phares, on trouve le risotto aux gambas et le soufflé au Grand Marnier, qui faisait déjà sensation à l’Amandier ! 

Autre atout de l’établissement :  la salle privative  aménagée avec goût à l’étage. Nichée sous les voûtes en pierres ancestrales mais ouverte sur l’extérieur, elle peut accueillir une vingtaine de personnes pour des repas de groupe, des événements ou des réunions de travail dans un cadre convivial !

Une adresse prometteuse, qui gagne à être (re)découverte ! Antho, Hélène, Max et Lucas vous y accueilleront avec bonheur. 

Le Rendez vous de Mougins – Mougins | Réserver maintenant

Adresse84 Pl. du Commandant Lamy, 06250 Mougins

 

Le Café de la place… Que de jolies promesses derrière cette appellation. Une atmosphère à la Pagnol. Quelques platanes. Le carillon des boules de pétanque qui s’entrechoquent au loin, le chant des cigales, les discussions animées, le tintement des verres qui se saluent, les amitiés qui se nouent autour d’une table aux saveurs colorées… 

Tandis que certains villages perdent cette institution provençale, Mougins se dote de la sienne. Le tout nouveau « Café de la place » a pris ses quartiers à l’entrée du village, sur l’emblématique place des Patriotes, (dans les anciens locaux de l’office de tourisme).  

Une jolie terrasse extérieure, une partie véranda, et autour des tables, les visiteurs de passage qui se mêlent aux habitués. Pour les accueillir, le joli sourire de la maîtresse de maison  : Maryam, une enfant de Mougins.

Le rêve d’une enfant ayant fait de Mougins sa terre d’adoption 

Ce projet est un rêve que je caresse depuis longtemps. Je voulais créer un lieu de vie, un endroit chaleureux où l’on puisse partager des moments, créer des souvenirs au cœur même de ce village si cher à mon cœur”. 

Maryam est venue habiter au village en 1988, après avoir fui  l’Iran, son pays natal, avec sa famille. “Je n’avais que dix ans et cette arrivée a profondément marqué ma vie, ce sont quasiment mes premiers souvenirs. J’ai été accueillie avec beaucoup de chaleur, notamment par des enseignants et des personnes du village qui m’ont aidée à apprendre le français et à trouver ma place. Très vite, Mougins est devenu une seconde maison pour moi, un lieu auquel je suis restée profondément attachée”. 

Après avoir navigué entre différentes villes azuréennes, elle rencontre son mari Alexandre avec qui elle a des jumeaux, et choisit de revenir vivre à Mougins pour y faire grandir sa famille. “Mes enfants ont été baptisés dans l’église du village, y ont fait leurs premiers pas et nous avons toujours gardé un lien affectif très fort avec cet endroit.

Après avoir  longtemps travaillé avec ses frères dans la rénovation de biens immobiliers, elle ressent le besoin de créer un projet plus personnel, davantage tourné vers le partage, la convivialité et le lien humain. 

Un lieu chaleureux et familial, comme à la maison

Lorsque l’opportunité de reprendre ce lieu s’est présentée, j’ai immédiatement senti qu’il y avait quelque chose à construire ici. Nous avons imaginé un concept de restauration simple et accessible, autour d’un snacking de qualité élaboré avec de bons produits. Une offre qui se veut complémentaire de celle des restaurants. Nous privilégions les producteurs locaux et les produits de saison : légumes, miel, viande ou vins proviennent autant que possible d’artisans et producteurs de la région. L’idée est de proposer une cuisine sincère, généreuse et familiale, inspirée de ce que l’on aime partager à la maison. Le tout dans un décor pensé comme un espace de rencontre. J’ai installé de grandes tables, des jeux, des livres et tout ce qu’il faut pour que les familles, les enfants ou les personnes seules puissent se sentir comme chez elles. J’aime l’idée que les gens puissent s’asseoir, discuter, partager un moment et créer du lien. Beaucoup de visiteurs me disent justement qu’ils ressentent cette ambiance chaleureuse et familiale. Je souhaite aussi organiser des événements solidaires, culturels ou associatifs, notamment autour des enfants ou des animaux.” 

La carte proposée évolue constamment en fonction des arrivages et des saisons. On y trouve des salades, des tartines, des assiettes à partager, des suggestions du jour qui fleurent bon le sud et la méditerranée à l’image des aubergines rôties à la fêta ou du houmous qui régalent les palais en ce moment. Sans oublier les petits déjeuners gourmands et healthy où le matcha et les graines de chia ont trouvé leur place aux côtés des classiques. 

À tester tous les jours de 8h30 à 22h tout au long de l’été.

Instagram / place des Patriotes / 04 92 98 01 73 

 

L’offre artistique du village de Mougins n’a de cesse de se renouveler et de s’étoffer. Une nouvelle adresse vient d’ouvrir au 19 rue des Orfèvres.

Nichée au cœur de la pittoresque rue des Orfèvres, la Galerie Mémoire est le nouveau cocon de créativité de la jeune artiste Marion Delcroix. Sur les vieilles pierres chargées d’âme, elle a accroché ses œuvres délicates et singulières, où des fils de couture courent poétiquement sur le tissu pour former des visages, des expressions. Au centre et dans chaque recoin, des objets « habités » font revivre les seventies. « On rentre chez moi et on rentre dans un univers », confie la jeune femme, en confessant avoir ressenti un véritable coup de cœur pour ce lieu avant même de s’y installer.

Un coup de cœur pour Mougins

C’était il y a quelques mois.  Après douze années passées à Paris dans l’univers du luxe et de la haute couture, puis la naissance de deux enfants, Marion ressent le besoin de changer de cadre de vie. Une partie de sa famille étant installée à Cannes, elle choisit le sud. Lors d’une balade avec sa mère à Mougins, elle tombe sous le charme du village et découvre un local : « C’était une évidence, il correspondait exactement au lieu que j’imaginais pour travailler et exposer ! J’ai visité plusieurs locaux, notamment à Cannes, mais je ne m’y retrouvais pas. À Mougins, je me sens enveloppée dans une atmosphère artistique. C’est une bulle qui me coupe de mon quotidien et propice à l’inspiration. »

Elle s’y installe et en fait un lieu qui lui ressemble, chaleureux, à l’opposé d’une galerie froide ou intimidante. Son espace est à la fois galerie, atelier et univers personnel. « Je souhaite que les visiteurs puissent me voir travailler, échanger avec moi, comprendre ma démarche et entrer dans une sorte de parenthèse créative. J’y conjugue mon art à mon goût pour le design, la déco des années 1970. »

Des expériences dans de grandes maisons : Dior, Saint Laurent, Cartier

Son côté créatif, Marion le nourrit depuis l’enfance. « J’ai toujours dessiné. Après des études en communication visuelle, j’ai commencé à travailler mais ressenti rapidement un manque artistique. J’ai alors découvert le concours Elle Solidarité, destiné à financer la scolarité de jeunes femmes dans des écoles parisiennes. » Elle s’inscrit, travaille dur et remporte le concours qui lui permet d’intégrer la prestigieuse école de mode « ESMOD Paris », où elle suit une double formation en stylisme et modélisme pendant trois ans.

Une fois diplômée, elle travaille dans plusieurs grandes maisons : Dior, Saint Laurent, Cartier, entre autres. Elle réalise notamment des dessins techniques, participe à des shootings, travaille sur les dépôts de modèles, la production photo et vidéo, et découvre les exigences de la haute joaillerie. Elle garde de ces années un souvenir très fort : « une expérience incroyable, très formatrice, mais aussi dure, intense et exigeante. »

Des tableaux avec du tissu et des fils…

En parallèle, Marion ressent le besoin de développer un concept plus personnel. Son thème central devient la mémoire. Déjà à ESMOD, sa collection de fin d’études portait sur ce sujet, avec des matières fragiles, des tissus légers, des empreintes, de l’organza, du cuir thermocollé, de la toile de jute travaillée.

Elle commence à broder des visages sur tissu. Elle dessine d’abord une esquisse sur un tissu léger, puis coud ses personnages. « Je laisse volontairement les fils libres et mouvants : pour moi, ils symbolisent le souvenir en mouvement. L’encadrement vient ensuite figer l’œuvre, comme le verre fige la mémoire. »

Son expérience dans le luxe lui a donné un grand sens du détail. Elle travaille avec une encadreuse, soigne les finitions, signe ses œuvres et fournit un certificat d’authenticité. Elle ne reproduit pas deux fois la même pièce, sauf éventuellement de petites séries limitées sur cartes. Elle réalise aussi des commandes à partir de photos.

Les femmes au centre de son art

À l’honneur dans ses œuvres : essentiellement des femmes, fortes, libres, multiples, avec différentes facettes : mère, femme, figure sensible ou puissante.  Elle ne se définit pas comme portraitiste réaliste : elle travaille plutôt une impression, une mémoire, un caractère.

Son travail séduit par son originalité, sa poésie, la matière textile…  À Paris déjà, elle a pu exposer dans différents lieux, notamment au Carreau du Temple. À Mougins, elle perçoit déjà un vif intérêt de la part des visiteurs. Une belle aventure à suivre…

En savoir + : www.memoiregalerie.com

 

Une nouvelle adresse de restauration a fait son arrivée depuis peu du côté du quartier Cœur de Mougins. Son nom ? « Chez le Brasseur ». Une deuxième adresse azuréenne pour l’enseigne qui a déjà fait ses preuves au complexe « Cineum Cannes ». Le concept : fabriquer la bière artisanalement et proposer autour d’elle une offre de restauration généreuse et conviviale. Derrière cette proposition simple mais efficace, une histoire de famille portée localement par Rodolphe Bouquet. Rencontre.

Quand et comment a débuté l’histoire des restaurants « Chez le Brasseur « ?

Il y a des restaurateurs depuis plusieurs générations dans ma famille, c’est dans notre ADN.  Le premier établissement « Chez le Brasseur » a été créé par un cousin à Clermont-Ferrand en 2000, puis sont venus celui de La Valette-du-Var tenu par mon père, puis ceux de Toulon, Cannes, et désormais Mougins. Il existe aussi un établissement à Bordeaux, mais celui-ci est en franchise. Aujourd’hui, le groupe compte donc cinq restaurants, dont quatre exploités directement par des membres de la famille. Si chaque gérant est indépendant, nous nous réunissons autour de valeurs et d’un concept commun.

Comment définissez-vous ce concept ?

L’identité de « Chez le Brasseur » repose sur une idée simple : fabriquer de la bière artisanalement et proposer autour d’elle une offre de restauration généreuse et conviviale. Le tout, dans un lieu à la fois chaleureux, accessible et cohérent. L’idée d’origine était novatrice au lancement, surtout dans le Sud, où ce type de lieu était alors moins courant. En interne, l’entreprise cultive par ailleurs des valeurs de bienveillance dans le management. Le groupe cherche à faire évoluer les salariés plutôt qu’à recruter systématiquement à l’extérieur. Certains collaborateurs ont ainsi commencé à des postes très opérationnels avant de monter en responsabilité, ce qui crée un véritable esprit de famille.

Vous fabriquez donc vous-même la bière au cœur de votre concept …

Tout à fait. Elle est brassée directement dans notre établissement de Cannes plusieurs fois par semaine, puis une partie est acheminée à Mougins, où l’établissement est plus petit et ne permet pas d’installer une microbrasserie complète. La maison propose des bières permanentes comme la blonde, la blanche, l’ambrée, l’IPA ou la framboise, mais aussi des bières saisonnières et des nouveautés en préparation, comme une triple et une bière sans alcool. Le positionnement revendiqué est clairement celui de l’artisanat et du circuit court, loin d’une logique industrielle.

Quelle offre de restauration vient accompagner ces bières ?

L’enseigne mise sur une cuisine simple, familiale et efficace, avec des plats généreux plutôt que sophistiqués. On retrouve une identité inspirée du Nord et de l’Est, avec notamment choucroute et flammekueche, mais les meilleures ventes restent des classiques très populaires comme la salade César, le burger du brasseur ou encore le croque-monsieur. L’objectif n’est pas d’être gastronomique, mais d’offrir un bon rapport qualité-prix sur des plats qui plaisent largement.

Quel est votre positionnement en matière de prix ?

Le restaurant revendique un positionnement abordable, avec un ticket moyen d’environ 28 euros TTC par client. Dans un contexte d’inflation et de coûts élevés, l’idée est de préserver ce niveau de prix pour continuer à générer du volume. Le modèle économique repose donc sur une fréquentation importante plutôt que sur de fortes marges. Nos restaurants doivent rester des lieux où l’on peut venir manger sans appréhension sur le budget, tout en bénéficiant d’un cadre soigné.

Le décor fait aussi partie intégrante du concept, il y a un véritable ADN…

En effet, l’ambiance et la décoration constituent une part importante de notre identité. Chaque restaurant est aménagé sur le même modèle, reprenant les codes de “l’usine à bière”, avec une scénographie pensée autour de cet univers : des zones évoquant la logistique, un mobilier spécifique, le bureau du directeur, un coin bibliothèque, un esprit pub et des télévisions diffusant du sport. L’établissement cherche à offrir un cadre travaillé, presque spectaculaire, tout en restant accessible. Le client doit avoir le sentiment d’être dans un lieu avec une vraie personnalité, et non dans une simple brasserie standard.

Pourquoi avoir choisi Mougins ?

L’ouverture de Mougins répond à une logique stratégique précise. L’idée était d’ouvrir un établissement plus petit que Cannes, suffisamment proche pour mutualiser la production de bière, mais aussi assez distinct pour toucher une nouvelle clientèle. Mougins permet de rayonner au-delà de la commune elle-même, vers Le Cannet, Grasse, La Roquette-sur-Siagne, le nord de Cannes et les zones d’activités voisines. C’est un pari dans cette zone « Cœur de Mougins » encore en plein développement, dotée d’un parking gratuit et à proximité d’un cinéma.

Quelles sont les particularités de cette adresse mouginoise ?

Ici, outre notre belle salle intérieure, nous bénéficions d’une terrasse au soleil qui attire la clientèle à midi. Nous proposons un plat du jour très attractif pour les actifs des environs, en espérant fidéliser une clientèle qui reviendra aussi le soir ou en famille. Cette accessibilité ainsi que le fait d’être ouverts tous les jours, toute la journée de 10h à minuit avec une offre snack en dehors des grands services est aussi avantageuse pour les touristes de passage. Enfin, le restaurant souhaiterait s’ancrer comme lieu où l’on vient boire un verre après le travail avec un happy hour quotidien de 16 h à 19 h. Notre force est aussi de pouvoir accueillir facilement des groupes grâce à nos grands volumes, notre service rodé et notre positionnement tarifaire accessible.

Savoir + 👉 www.chezlebrasseur.com

 

 

 

Racheté en décembre 2024 par la famille Grolleau et rouvert en mai sous l’enseigne Sure Hotel by Best Western, l’ancien hôtel Belvédère de Mougins s’est offert une rénovation complète. Aux commandes opérationnelles, Robin Dallest, directeur adjoint, ambitionne une montée en gamme fondée sur le service et la proximité.

À l’ombre des pins, face à la baie de Cannes et tout proche des grands axes de circulation, l’hôtel 2* désormais dans le giron du groupe Best Western (marque Sure Hotel) déploie 55 chambres (dont 3 avec accès PMR) fraîchement rénovées. Mêmes tonalités pour toutes : du blanc, des couleurs vives et pastel, des écrans plats, des lits confortables et « séparables » pour accueillir facilement les groupes, des mezzanines pour les versions familiales, de quoi se préparer un petit café ou un thé. Pas de doute : le confort et la convivialité sont au rendez-vous. Même ambiance du côté de la grande salle de petit-déjeuner et de la réception qui ont été elles aussi embellies.

Côté services, l’établissement propose un service de snacking midi et soir, un corner MyWoo dédié au coworking, et bientôt, une petite salle de réunion, sans oublier un parking privé sécurisé ou encore la piscine, pour laquelle un grand lifting est aussi programmé !

Le service et l’humain comme valeur ajoutée

Mais les atouts de l’établissement ne résident pas seulement dans ces rénovations et équipements comme l’explique le directeur adjoint : « la véritable valeur ajoutée, c’est le contact humain, la délicate intention. Ce n’est pas parce qu’on a deux étoiles qu’on doit se contenter du minimum. Nous avons une belle équipe, ma volonté est d’impliquer encore plus le personnel, de l’amener à créer un lien durable avec les clients et de faire de l’attention portée aux personnes le premier levier de fidélisation. J’imagine facilement la mise en place de petits cadeaux d’accueil pour nos hôtes mettant en avant les savoir-faire locaux, avec des conseils affinés sur ce qu’il y a à voir et à faire durant leur séjour ». Le jeune homme, sait de quoi il parle : riche d’une solide expérience dans le monde hôtelier, il a travaillé au sein de grandes maisons où le service est roi, telles que le Martinez à Cannes, ou l’Hostellerie La Farandole **** à Sanary-sur-Mer .

Ses objectifs : une montée en gamme progressive avec, dans le viseur, une éventuelle troisième étoile. Mais aussi : une répartition équilibrée entre clientèle d’affaires et de loisirs ou encore, la poursuite des améliorations techniques.

« Je suis très optimiste, les premiers retours sont déjà très encourageants ! » conclue Robin Dallest.  À suivre…

Savoir +

+33 (0)4 93450555

431 Chemin du Belvédère, Mougins, 06250

Site web

EN IMAGES ….