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Le MAG ‘

Art de vivre

Le Mas Candille, fleuron de l’hôtellerie mouginoise qui brille de ses cinq étoiles parmi les oliviers centenaires, accueille un nouveau chef.  À seulement 33 ans, Alexandre Boucobza, s’y connaît lui aussi en étoiles, pour les avoir côtoyées de près dans les cuisines les plus prestigieuses de France.

Cannois d’origine, il s’est formé auprès des plus grands chefs : Guy Martin au Grand Véfour (2 étoiles Michelin), Paris ;  Bruno Oger (2 étoiles Michelin) à La Villa Archange, au Cannet ; Jérôme Banctel (2 étoiles Michelin) à La Réserve, Paris ; Glenn Viel à Baumanière – Les Baux-de-Provence lorsque l’établissement décrochait le graal avec sa troisième étoile ; Christophe Roure à Lyon au restaurant Le Neuvième Art (2 étoiles Michelin), avant de rejoindre l’établissement de Fanny Rey à Saint-Rémy-de-Provence, en tant que chef adjoint.

Le voilà désormais grand maître des cuisines du Mas Candille…

Des saveurs du sud à déguster au Pool et au restaurant Le Candela

Celles du Pool, hommage au film « La Piscine », qui propose en journée des plats aux accents d’été et de Provence, merveilleux et légers, dans un décor de cinéma, au bord de la piscine avec vue. Le Pool qui, chaque dimanche soir, se transforme en grill pour célébrer les plaisirs simples de l’été : poissons entiers de la pêche du jour, viandes grillées à la flamme et légumes de saison…

Mais l’empreinte du nouveau chef est aussi omniprésente dans les assiettes du restaurant le Candela, paradis feutré posé sous les pins et les rayons dorés du soleil couchant qui caressent l’iconique bastide mouginoise.

Ici, chaque soir, du lundi au samedi, le nouveau chef orchestre une cuisine méditerranéenne inspirée par l’Italie, la Provence, le Sud de son enfance, et met à l’honneur les produits de saison : l’huile d’olive, les herbes fraîches, les tomates gorgées de soleil et les pâtes artisanales. La cuisine se veut généreuse, authentique et raffinée. Les desserts signés par la cheffe pâtissière Léa Matteudi (passée par le Negresco) rivalisent de créativité. Le cadre promet quant à lui des soirées enchantées que l’on peut savourer à partir de 18h30, sans réservation, en commandant au bar des cocktails signature ou des assiettes à partager sur fond de concerts live les jeudis et samedis, DJ le vendredi.

Savoir + : 04 92 28 43 43  / www.lemascandille.com

F. Buades

Il est de petits paradis insoupçonnés. Ils se cachent là où on ne les attend pas. La Ginguette des Oliviers est de ceux-là. Nichée à Mougins, au cœur d’un quartier résidentiel et du Haras de Castille, à l’abri d’un chêne centenaire, l’adresse confidentielle a ouvert voilà quelques semaines, provoquant déjà de nombreux coups de cœur.

Comment lui résister ? La quiétude et la nature qui vous enveloppent et vous apaisent dès votre arrivée. Les loupiotes colorées accrochées aux branches et qui dansent avec la brise au-dessus des tables ombragées drapées de nappes à carreaux. Le claquement des sabots des chevaux qui se mêle au chant des cigales. Et les assiettes colorées, généreuses, qui attrapent le regard pour réveiller l’appétit ! Le charme exquis de la simplicité…

Un lieu enchanteur

Les premiers à être tombés amoureux des lieux sont frère et sœur : Gérald et Stéphanie, les patrons. « Après des parcours respectifs dans la restauration, nous voulions créer notre propre établissement, celui qui serait notre dernière aventure professionnelle. Il nous reste une dizaine d’années à travailler et, avant toute chose, nous voulions créer un endroit où nous aurions plaisir à venir chaque matin. Après un premier projet non abouti à Nice, nous sommes tombés par hasard sur cet ancien club-house. Le coup de foudre a été immédiat. Nous n’avons même pas pris le temps de faire une étude de marché. Nous avons vu le grand chêne, les chevaux, le calme des lieux… et nous avons su que c’était ici que nous voulions donner vie à notre rêve », confie Gérald.

Derrière lui, deux cagettes regorgeant de tomates rouges et jaunes généreusement joufflues égayent le comptoir du bar. Gérald les caresse du regard avec tendresse et fierté. Il s’anime : « Le bon produit au meilleur prix, outre le lieu, c’est aussi ça notre force, nous avons beaucoup travaillé sur ce point  ! »

Des produits de qualité et accessibles

Avant même l’ouverture du restaurant, le frère et la sœur ont consacré plusieurs mois à rechercher les meilleurs producteurs et fournisseurs. Leur objectif : proposer des produits d’une très grande qualité sans pratiquer des tarifs élitistes (la plupart des plats ne dépassent pas 20 euros !).

Chaque ingrédient a été choisi pour son rapport qualité-prix, sans compromis pour autant. « Par exemple, le jambon cru provient de la région de Parme, il est excellent, sans porter l’appellation officielle, ce qui nous permet d’offrir une qualité comparable à un tarif plus raisonnable » explique Gérald.

Au menu, des suggestions selon « l’humeur et les trouvailles du jour » mais aussi la carte, qui mêle traditions niçoises et influences italiennes. Planches de dégustation, panisses, pissaladière, porchetta maison, terrine de capoun (une réinterprétation du traditionnel chou farci niçois), chaque recette est pensée pour mettre en valeur des produits frais, locaux ou italiens : les tomates sont achetées directement auprès d’un producteur de La Roquette-sur-Siagne, tandis que la charcuterie italienne est livrée en pièces entières puis découpée sur place.

Des recettes signature aux saveurs du sud

On note plusieurs recettes signature, à l’image de la pizza au jambon truffé et cœur de burrata, la pizza entièrement dédiée à l’artichaut (crème d’artichaut à la ricotta citronnée, artichauts marinés et stracciatella), la pizza au carpaccio de poulpe ou encore la burrata de chèvre. Sans oublier la tartelette signature élaborée autour d’une pâte à l’huile d’olive et au romarin, d’un biscuit madeleine au miel de lavande, d’un gel citron et d’une ganache montée au romarin. Ou les glaces composées à 60 % de fruits qui arrivent prochainement.

Ici, le fait maison est le maître mot. Stéphanie s’y attelle en cuisine avec passion, minutie et succès !  Très vite, les clients ont été séduits. D’abord, par le lieu, puis par la cuisine. « Les gens viennent, commandent, dégustent, et restent parfois des heures. Le lieu favorise ça. Puis ils reviennent, ils en parlent. Il y a des familles, des couples, des groupes d’amis, l’ambiance est chaleureuse, conviviale, c’est tout ce que nous voulions. C’était ça pour nous l’esprit ginguette. Et malgré ce succès, nous tenons avant tout à le garder, à rester à taille humaine. Pouvoir prendre le temps de discuter avec les clients, partager et surtout garder le plaisir de travailler ! » insistent Gérald et Stéphanie.

Pour les soutenir et les encourager, leur maman n’est jamais très loin, donnant un petit coup de main pour le jardin et du baume au moral. Sans oublier le chien de la maison, Caïpi, qui s’agite gentiment autour de nous. Ça sent bon. Il a faim. Nous aussi !

Ouvert

PENSEZ À RÉSERVER !
F. Buades

Au village, rue Foch, on aperçoit depuis quelques semaines un atelier galerie un peu particulier. Derrière la baie vitrée, se dessine la fine silhouette de Carine Lourme, penchée et concentrée sur son métier à broder. Son geste délicat interpelle et incite à pousser la porte. Au fond, on distingue un atelier où perce la lumière. Autour d’elle, des vêtements mais aussi des accessoires, de la décoration, des tableaux et même des boules de pétanque en tissu…  “Je voulais montrer dans cet espace que la broderie ne se limite pas à la haute couture. Mon objectif est de faire découvrir toutes les possibilités qu’offre cette technique et de montrer qu’elle peut s’intégrer à de nombreux univers créatifs”, explique rapidement l’experte. Carine sait de quoi elle parle, elle qui détient le prestigieux titre de Meilleur Ouvrier de France en broderie haute couture et qui a travaillé de nombreuses années dans ce domaine. Retour sur un parcours guidé par le travail, la passion, ainsi qu’ une profonde envie de transmettre. 

Carine, pouvez-vous nous expliquer ce qu’est précisément la broderie ?

Pour moi, la broderie est une manière d’enrichir un support textile, de lui apporter du relief, de la matière et une identité. Les possibilités sont infinies : on peut travailler des matières très nobles comme des matériaux plus simples, sur des vêtements comme sur des objets décoratifs. Dans mon atelier, je présente aussi des échantillons et des créations afin de susciter des idées et des envies chez les visiteurs.

D’où vous vient cette passion pour ce savoir-faire ?

Je me suis passionnée très jeune pour la mode et les grands couturiers, notamment Jean Paul Gaultier. Après des études de stylisme et modélisme à ESMOD Paris, je me suis rapidement tournée vers la broderie. J’étais très attirée par les créations riches, colorées et très travaillées. C’était presque une évidence. 

Quel parcours professionnel avez-vous mené par la suite ?,

Suite à mes études, j’ai intégré la prestigieuse Maison Lesage, où j’ai appris le métier de dessinatrice de broderie, un savoir-faire extrêmement rare qui s’apprend essentiellement au sein des ateliers. Dans le milieu de la haute couture, il s’agit de traduire les motifs conçus pour les couturiers en indications techniques destinées aux brodeuses. Chaque élément est ensuite brodé séparément à plat au métier avant d’être assemblé en vêtement final. C’est un travail de précision où chaque détail compte et où l’erreur est rarement permise, ce fut une véritable école de la rigueur ! Par la suite, j’ai exploré d’autres domaines, toujours dans cet univers. J’ai créé avec une associée une entreprise spécialisée dans la robe de mariée sur mesure. Puis avec la crise de 2009, j’ai rejoint la maison Cadolle, spécialisée dans la lingerie et la corseterie historique. Cette expérience m’a permis de découvrir un autre univers artisanal, très technique et confidentiel. J’ai ensuite travaillé pour plusieurs grandes maisons parisiennes avant d’intégrer l’atelier Montex, autre référence majeure de la broderie de luxe, qui travaille avec les plus grandes maisons comme Chanel. J’y suis restée plus de quatorze ans et j’ai évolué jusqu’au poste de directrice de production et coordinatrice de projets, avec un rôle davantage tourné vers l’organisation et la gestion des créations.

Quand avez-vous décroché le titre de Meilleur Ouvrier de France ?

C’était en 2011, j’ai décidé de passer le concours des Meilleurs Ouvriers de France en broderie haute couture. Ce projet m’a redonné confiance et m’a reconnectée au geste artisanal. Pour relever ce défi, j’ai réalisé une œuvre nécessitant environ 800 heures de travail ! Une expérience extrêmement exigeante mais aussi très fondatrice pour la suite de mon parcours.

Comment êtes-vous arrivée dans le Sud  ? 

Je suis venue sur la Côte d’Azur par amour. Je suis passée avec bonheur d’une vie parisienne et trépidante à cette jolie bulle de sérénité, sous le soleil.  Mais j’avais des interrogations sur le plan professionnel. Sachant qu’il y a peu d’opportunités dans mon domaine ici, je pensais me reconvertir, aller vers autre chose, comme l’univers du parfum qui me passionne également. Mais des rencontres et projets avec la délégation Alpes-Maritimes des Meilleurs Ouvriers de France, notamment une participation à l’Exposition universelle d’Osaka ainsi qu’à un gala organisé à Monaco, m’ont progressivement ramenée vers la broderie et donné envie de transmettre davantage mon métier.

Pourquoi Mougins ? Qu’y avez-vous trouvé ? 

Parce que c’est mon nouveau chez moi, j’habite dans le vieux village ! En m’intéressant aux projets de la municipalité, j’ai découvert  qu’il y avait  une volonté d’accueillir davantage d’artisans d’art. L’idée d’ouvrir un espace à la fois atelier et galerie à germé et j’ai eu l’opportunité d’obtenir ce local, qui est le parfait écrin pour moi !  Tout s’est aligné. Le métier de brodeur reste méconnu et suscite énormément de curiosité. En travaillant devant les visiteurs, en expliquant les techniques et en répondant à leurs questions, j’ai découvert combien ce rôle de passeuse de savoir-faire était important pour moi. J’espère ainsi éveiller des vocations, transmettre une culture artisanale rare. En parallèle, j’aspire à travailler aussi bien avec des particuliers qu’avec des professionnels du luxe, des couturiers ou des établissements haut de gamme, autour de commandes de créations personnalisées et de collaborations sur mesure. Les projets ne manquent pas ! 

Pour la découvrir : 

https://www.instagram.com/carinelourme/ 

 48 Rue du Maréchal Foch, 06250 Mougins

Téléphone : 06 63 52 33 84

Le Café de la place… Que de jolies promesses derrière cette appellation. Une atmosphère à la Pagnol. Quelques platanes. Le carillon des boules de pétanque qui s’entrechoquent au loin, le chant des cigales, les discussions animées, le tintement des verres qui se saluent, les amitiés qui se nouent autour d’une table aux saveurs colorées… 

Tandis que certains villages perdent cette institution provençale, Mougins se dote de la sienne. Le tout nouveau « Café de la place » a pris ses quartiers à l’entrée du village, sur l’emblématique place des Patriotes, (dans les anciens locaux de l’office de tourisme).  

Une jolie terrasse extérieure, une partie véranda, et autour des tables, les visiteurs de passage qui se mêlent aux habitués. Pour les accueillir, le joli sourire de la maîtresse de maison  : Maryam, une enfant de Mougins.

Le rêve d’une enfant ayant fait de Mougins sa terre d’adoption 

Ce projet est un rêve que je caresse depuis longtemps. Je voulais créer un lieu de vie, un endroit chaleureux où l’on puisse partager des moments, créer des souvenirs au cœur même de ce village si cher à mon cœur”. 

Maryam est venue habiter au village en 1988, après avoir fui  l’Iran, son pays natal, avec sa famille. “Je n’avais que dix ans et cette arrivée a profondément marqué ma vie, ce sont quasiment mes premiers souvenirs. J’ai été accueillie avec beaucoup de chaleur, notamment par des enseignants et des personnes du village qui m’ont aidée à apprendre le français et à trouver ma place. Très vite, Mougins est devenu une seconde maison pour moi, un lieu auquel je suis restée profondément attachée”. 

Après avoir navigué entre différentes villes azuréennes, elle rencontre son mari Alexandre avec qui elle a des jumeaux, et choisit de revenir vivre à Mougins pour y faire grandir sa famille. “Mes enfants ont été baptisés dans l’église du village, y ont fait leurs premiers pas et nous avons toujours gardé un lien affectif très fort avec cet endroit.

Après avoir  longtemps travaillé avec ses frères dans la rénovation de biens immobiliers, elle ressent le besoin de créer un projet plus personnel, davantage tourné vers le partage, la convivialité et le lien humain. 

Un lieu chaleureux et familial, comme à la maison

Lorsque l’opportunité de reprendre ce lieu s’est présentée, j’ai immédiatement senti qu’il y avait quelque chose à construire ici. Nous avons imaginé un concept de restauration simple et accessible, autour d’un snacking de qualité élaboré avec de bons produits. Une offre qui se veut complémentaire de celle des restaurants. Nous privilégions les producteurs locaux et les produits de saison : légumes, miel, viande ou vins proviennent autant que possible d’artisans et producteurs de la région. L’idée est de proposer une cuisine sincère, généreuse et familiale, inspirée de ce que l’on aime partager à la maison. Le tout dans un décor pensé comme un espace de rencontre. J’ai installé de grandes tables, des jeux, des livres et tout ce qu’il faut pour que les familles, les enfants ou les personnes seules puissent se sentir comme chez elles. J’aime l’idée que les gens puissent s’asseoir, discuter, partager un moment et créer du lien. Beaucoup de visiteurs me disent justement qu’ils ressentent cette ambiance chaleureuse et familiale. Je souhaite aussi organiser des événements solidaires, culturels ou associatifs, notamment autour des enfants ou des animaux.” 

La carte proposée évolue constamment en fonction des arrivages et des saisons. On y trouve des salades, des tartines, des assiettes à partager, des suggestions du jour qui fleurent bon le sud et la méditerranée à l’image des aubergines rôties à la fêta ou du houmous qui régalent les palais en ce moment. Sans oublier les petits déjeuners gourmands et healthy où le matcha et les graines de chia ont trouvé leur place aux côtés des classiques. 

À tester tous les jours de 8h30 à 22h tout au long de l’été.

Instagram / place des Patriotes / 04 92 98 01 73 

 

Tout au long de l’année, l’Office de tourisme de Mougins propose des visites commentées en français et en anglais, afin de découvrir le vieux village et ses ruelles médiévales.
Mais comment faire si les visites ne sont pas disponibles lors de votre venue, ou tout simplement si vous préférez avancer à votre rythme ? Pas de panique, l’office met désormais à votre disposition deux audioguides gratuits et accessibles directement via votre smartphone !
Au choix : deux parcours thématiques, en français et en anglais :
► « Mougins et ses secrets » : Pour plonger dans l’histoire et le charme de Mougins à travers ses richesses culturelles, patrimoniales et gastronomiques. Entre ruelles pittoresques, anecdotes locales et fragments du passé, cette visite vous dévoile les secrets du village. ► Y accéder par ICI
► « Mougins et le maître » : Ce parcours combine la découverte du village et son lien privilégié avec Pablo Picasso. Il permet d’explorer non seulement les trésors du village et son histoire, mais aussi l’attachement profond du peintre à Mougins, où il vécut les douze dernières années de sa vie. ►  Y accéder par ICI

Belle visite !

Cécile Bedu nous accueille dans son tout nouveau cocon-labo-atelier ouvert il y a peu, impasse Font-Roubert, à Mougins. Un décor girly-chic tout aussi chaleureux et lumineux que sa propriétaire, où les tons blanc, crème, taupe et rose poudré se marient aux effluves gourmands des gâteaux qui gonflent dans le four. Sur le vaste plan de travail central, trône une superbe création pâtissière à 3 étages sur laquelle la « cake designer » apporte les dernières finitions, animée par la même passion créative qu’à ses débuts. Retour sur le parcours d’un des talents culinaires de notre destination Mougins !

Une passion héritée de sa maman

Née en Guyane de parents professeurs, Cécile passe l’essentiel de son enfance à Nice. Elle se dirige tôt vers des études en hôtellerie au lycée Paul Augier. « Ce secteur correspondait à mon tempérament dynamique, sociable et créatif, aimant le côté service. Après le bac, je me suis plutôt spécialisée dans la gestion-marketing et le commercial. J’aimais le relationnel et l’organisation d’événements. À cette époque, j’aimais déjà la pâtisserie, que j’avais apprise et pratiquée dès le plus jeune âge au côté de ma mère, mais je n’imaginais pas une seconde pouvoir en vivre ! »

Généreuse, authentique et passionnée, Cécile multiplie les expériences professionnelles : saisons à Monaco en restauration, chef à domicile, barmaid au Martinez, night auditor au Gray d’Albion, réceptionniste au Carlton, puis des postes commerciaux au Pullman, au Moulin de Mougins, au golf Old Course…

« En parallèle de ma carrière, j’ai continué d’assouvir ma passion pour la pâtisserie dans la sphère privée. Au départ, je m’appuyais sur un vieux livre de cuisine à la couverture jaune qu’on se transmettait de mère en fille dans la famille. On y trouvait notamment la recette préférée de mon enfance, un moelleux au chocolat à tomber. Puis avec mes études et mon côté très autodidacte, je suis allée bien au-delà de ces recettes, m’essayant à plusieurs grands classiques plus techniques comme le Paris-Brest, dont le bec sucré que je suis est une grande fan ! Très vite, je suis cependant sortie du cadre. On dit que la pâtisserie c’est très précis, mais moi, j’ai besoin que ce soit créatif, j’aime essayer des variantes, enlever, rajouter, retravailler… »

Ayant trouvé un domaine où elle peut pleinement s’exprimer, Cécile pâtisse de plus en plus et se voit sollicitée par son entourage proche pour des gâteaux d’anniversaires et autres événements. « Au début c’était pour la famille, puis les collègues, les amis et les amis des amis. Ça a pris trop d’ampleur pour rester un hobby… C’est à la naissance de ma troisième fille qu’est venue l’idée d’une reconversion. »

Une reconversion réussie !

Cécile est une fonceuse. Une fois la décision prise, plus rien ne l’arrête. Après un bilan de compétences, son choix se confirme, elle se lance dans la pâtisserie. Une place se libère au dernier moment dans un CAP (essentiel à l’exercice de la pâtisserie), elle la saisit au pied levé. Elle reprend le chemin de l’école, réalise son apprentissage chez le pâtissier et chocolatier Philippe Brito à Cannes, apprend, se lève à 4h du matin… « Ce furent des mois compliqués mais quand on sent que tout est aligné, quand on est porté par la passion, c’est ok… »

Une fois formée, elle se spécialise dans le « cake design », cet art qui consiste à réaliser des pâtisseries créatives aux décorations spectaculaires et sur mesure, en fonction du souhait et des goûts du client. Des créations « haute couture », des pièces montées à plusieurs étages, des gâteaux mettant en scène des univers ou prenant des formes insolites comme des personnages, des sacs à main, des chaussures à talons ou des ballons de foot…tout est possible ! « C’est justement ce qui me plaît, c’est créatif et sans limite, chaque nouvelle demande est un challenge excitant, avec le plaisir de faire plaisir souligne Cécile, tout en précisant : « j’insiste aussi sur le goût, longtemps le cake design a été décrit comme superficiel, se cantonnant à l’esthétique, moi je veux que ce soit à la fois beau, bon et frais. Je fais attention aux matières premières, je privilégie les produits de saison ».

Très vite, le bouche à oreilles fonctionne et la petite entreprise Cecile Sweets & Design ne cesse de croître. Outre les particuliers, les créations de Cécile séduisent les structures événementielles, les établissements hôteliers, les traiteurs, les plages privées. « Mon métier m’offre des opportunités incroyables. Je découvre des lieux somptueux tels que le Palais Bulles Pierre Cardin, le Château de La Napoule, le Château de Castellaras, ou d’autres adresses d’exception à Marseille et Monaco. Je participe à des événements prestigieux comme le Grand prix de Monaco, le Festival de Cannes et d’autres congrès professionnels dans la région. Cet été, j’ai été contactée pour le tournage d’une émission TV, dans une villa de luxe au Cap d’Antibes ! »

Cap sur les ateliers et formations

Après avoir travaillé plusieurs années dans un espace aménagé directement chez elle, à Mougins, Cécile vient de franchir un nouveau cap en ouvrant son atelier. « Très attachée à rester sur Mougins, j’ai eu un coup de cœur pour le lieu que j’ai ensuite aménagé sur mesure. Il m’offre un espace de travail convivial, spacieux, lumineux où je peux accueillir mes clients, explique la pâtissière, tout sourire. C’est aussi un espace idéal pour organiser des ateliers de pâtisserie : pour les enfants, les adultes (cohésion, apprentissage), ou les entreprises (team building). J’envisage également des ateliers en anglais pour apprendre le vocabulaire de la pâtisserie, des formations pour ceux qui souhaitent se professionnaliser en cake design. Et pourquoi pas ouvrir un petit coin « boutique » cosy pour des « gâteaux de voyage » (financiers, cookies) et des boissons chaudes ? »

Une belle aventure … À suivre et à déguster lors de votre séjour à Mougins.

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